Mequinenza

Pour clôturer en beauté ces quelques mois de vacances que la situation d’étudiant me permet encore d’avoir, je décidai de partir pour la seconde fois en moins d’un an pêcher le si réputé lac de barrage de Méquinenza. 

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 C’est donc en ce début du mois de septembre qu’avec grand bonheur, je me suis rendu au cœur de l’Espagne avec pour objectif  simple  de prendre quelques poissons, d’en profiter pleinement mais aussi de découvrir et tester en exclusivité la nouveauté en matière de bouillettes, les fameuses AIL/FOIE. Ces bouillettes ont instantanément nourri en moi de grands espoirs tant elles paraissent à première vue attractives d’aspect et d’odeur. Chaque pêcheur de carpe a parfois des pressentiments lorsqu’il renifle pour la première fois une bouillette dans laquelle il croit immédiatement. Celles-ci dégagent une odeur subtile et équilibrée d’ail et de poudre de foie mais aussi d’autre chose que l’on gardera secret. C’est donc avec 30 kilos de ces petites merveilles très fraîchement roulées que je me rends sur les lieux. Méquinenza n’a pas changé, c’est un lieu très singulier, les paysages sont désertiques et parfois inquiétants, une chaleur écrasante règne du matin au soir et seuls les oliviers scindent la monotonie du paysage rocheux. 

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 La faune est différente et c’est avec une grande curiosité que j’ai découvert là bas une grande diversité d’espèces d’oiseaux dont une poule d’eau locale que nous avons réussi à apprivoiser. 

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C’est un dépaysement total pour un Corrézien habitué au vert. L’eau est ici un bien inestimable et toute l’activité et la vie en dépendent.  Bien évidement je ne tiens pas en place en arrivant, je file acheter quelques affaires manquantes et indispensables et prend la température au magasin de pêche. Après une bonne matinée d’observation, je m’installe sur un poste déjà connu et apprivoisé mais très difficile d’accès, et les sauts permanents me rappellent que je suis ailleurs, sur une autre planète. Je place mon repère dans 9 mètres d’eau a seulement 30 mètres du bord. Le fond est rocheux et chaotique, parfois ensouché. Ma stratégie de pêche sera des plus classiques, un repère, 5 kilos de bouillettes d’entrée ainsi que l’équivalent en chènevis. Je n’utiliserai pas un seul frolic malgré la bonne réputation qu’il a ici. Mon but est avant tout de tester l’attractivité de ces nouvelles bouillettes mais surtout leur capacité à conserver le poisson ce qui est pour moi la principale qualité lorsque l’on effectue de longues sessions. Curieusement, je ne toucherai pas de poisson instantanément et il faudra une vingtaine d’heure pour entendre le son d’un fox. Malgré cela je ne panique pas et la température très élevée de l’eau (26°) m’incite à relativiser, il faut être patient. J’ai une grande confiance en ces bouillettes et malgré l’absence de touche, j’insiste en rappelant toutes les heures à raison de 20 bouillettes. Petit à petit le changement se fait sentir et les touches deviennent alors plus régulières. Je touche tout d’abord du petit poisson non pas sur le repère mais en périphérie dans 6 mètres d’eau là ou je constate de nombreux sauts. Les soirées me réserveront finalement de belles surprises avec les plus belles carpes sur le repère ou je pique le plus gros poisson de la session, une somptueuse commune de 18 kg peu avant minuit. 

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 Petit à petit au cours de la session, la moyenne monte et la stratégie employée semble porter ses fruits, à savoir une alimentation très régulière des carpes et surtout des plus grosses dans les profondeurs. Une fois sur le tapis, les poissons défèquent une quantité phénoménale de mix rouge, coquille d’œufs,  de germes de chènevis ainsi que des carapaces d’écrevisse. 

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L’important est de conserver ces poissons assez mobiles sur le coup et de stimuler leurs  appétits, ce qui sera réussi puisque la fréquence des touches sera de plus en plus importante au cours de la session.

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 Le résultat est très favorable malgré des conditions finalement pas si simples puisque les fortes chaleurs ne constituent pas l’idéal pour pêcher la carpe à Méquinenza. J’épuiserai durant ce séjour une multitude de poissons entre 8 et 11 kilos qui ont durant un temps monopolisé l’amorçage pour ensuite conclure au cours des derniers jours sur des poissons plus imposants, ce qui est un grand classique ici.

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  Je repars totalement comblé par ces 10 jours de pêche en pensant déjà à la prochaine excursion. Je me suis très vite attaché à ce lieux si singulier . Je souhaite à chacun de connaître un jour cet endroit  typique et fabuleux ainsi que la même réussite. 

A bientôt au bord de l’eau Hugo 

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